Dermatite atopique : l’impact des saisons et les bons gestes à adopter

13/11/2025
Enfant appliquant une crème hydratante sur le bras pour apaiser une peau atopique

Avoir une peau atopique n’est pas un long fleuve tranquille... Aussi appelée eczéma, la dermatite atopique est une affection inflammatoire chronique de la peau qui touche aussi bien les enfants que les adultes. Avec elle, ça gratte, ça tiraille, ça rougit. Ses poussées sont inconfortables et peuvent réellement impacter la qualité de vie.

Mais les manifestations de la dermatite atopique varient souvent au gré des saisons. Froid, chaleur, humidité ou allergènes environnementaux peuvent jouer un rôle important dans l’intensité des symptômes.

Dans cet article, nous explorons comment la dermatite atopique impacte la peau et notre bien-être, mais surtout pourquoi les changements climatiques affectent ses symptômes. Nous détaillerons également les bons gestes à adopter à chaque saison pour apaiser votre peau à tendance atopique et retrouver un peu de sérénité au quotidien.

Mère et enfant illustrant le quotidien avec une peau à tendance atopique

La dermatite atopique : mieux la comprendre pour mieux vivre avec

Qu’est-ce que la dermatite atopique ?

La dermatite atopique est une affection cutanée chronique d’origine inflammatoire. Elle touche aussi bien les bébés que les enfants, les adolescents ou les adultes, et se manifeste par des périodes de poussées, entrecoupées de phases de répit.

Si elle n’est pas contagieuse, cette maladie peut considérablement impacter le quotidien de ceux qui en souffrent¹.

D’où vient la dermatite atopique ?

L’eczéma, autre nom de la dermatite atopique, est essentiellement d’origine génétique : la peau des personnes atopiques possède une barrière cutanée naturellement plus fragile, jouant moins bien son rôle de bouclier contre les agressions extérieures. En conséquence, elle laisse passer plus facilement allergènes, microbes et autres agents irritants.

À cela s’ajoute une réponse immunitaire déséquilibrée, à l’origine de

comme le froid, la chaleur, le stress, la pollution, les allergènes…et qui sont bien tolérés par des peaux non atopiques² ³.

Les travaux de recherche menés sur la dermatite atopique suggèrent également le rôle d’autres facteurs, comme le microbiote cutané, l’altération des fibres nerveuses cutanées, ou encore des déséquilibres dans la synthèse des lipides.

Quelles sont les manifestations de la dermatite atopique ?

Les symptômes de la dermatite atopique sont bien identifiés⁴ :

  • Une sécheresse intense,
  • Des rougeurs,
  • Des démangeaisons parfois difficilement supportables (prurit),
  • Avec parfois des suintements ou la formation de croûtes.

Certaines zones sont plus affectées que d’autres :

  • Les plis des coudes et des genoux,
  • Le visage,
  • Le cou,
  • Ou encore les mains.

Quel est l’impact de la dermatite atopique sur la qualité de vie ?

Les personnes sujettes à l’eczéma témoignent des nombreux désagréments de cette affection qu’elles subissent au quotidien³ :

  • Environ 43 % des personnes concernées présentent des symptômes d’anxiété ou de dépression.
  • Pour la moitié, les démangeaisons perturbent leur sommeil presque toutes les nuits.
  • Les loisirs peuvent même affectés pour 44 % des patients.
  • Et 50 % constatent une baisse de leur productivité professionnelle.

Il est également courant que la dermatite atopique affecte la vie sociale.

En cas de difficultés, il est vivement conseillé de solliciter un professionnel qui saura vous aider pour améliorer votre confort de vie.

Aller plus loin sur la dermatite atopique

Pour approfondir vos connaissances sur la dermatite atopique, découvrez notre article dédié qui explique comment mieux comprendre cette réaction cutanée, adapter sa routine de soins et améliorer son confort au quotidien.

Enfant appliquant une crème hydratante sur le bras pour apaiser une peau atopique

Dermatite atopique et saisons : comprendre l’impact et adaptersa routine de soins

La dermatite atopique ne se manifeste pas de la même manière tout au long de
l’année. Les variations de température, d’humidité et l’exposition à certains facteurs environnementaux influencent directement l’état de la peau atopique, naturellement plus fragile et plus réactive.

En cause : une barrière cutanée altérée, plus perméable aux agressions extérieures, et une réponse immunitaire exacerbée, qui favorisent l’inflammation face au froid, à la chaleur, à la transpiration ou encore aux allergènes saisonniers. Ces changements
peuvent entraîner une recrudescence des poussées d’eczéma ou une intensification des symptômes selon les périodes de l’année.

Adapter sa routine de soins au fil des saisons est donc essentiel. La régularité et la douceur des soins permettent non seulement de prévenir les poussées, mais aussi d’améliorer durablement le confort de la peau atopique au quotidien. En ajustant les textures, les gestes et les produits utilisés en fonction des conditions climatiques, il est possible de mieux protéger la peau et de limiter les déséquilibres cutanés.

  • Dermatite atopique en hiver

    L’hiver est particulièrement rude pour les peaux atopiques.

    • À l’extérieur, l’air froid favorise la contraction des vaisseaux sanguins de la peau, ce qui ralentit la circulation et diminue l’apport en nutriments.
    • À l’intérieur, le chauffage peut accentuer la déshydratation cutanée et favoriser la transpiration (avec le port de vêtements chauds), 2 facteurs propices aux poussées d’eczéma. Alors, la peau tiraille, devient rugueuse, et est plus facilement sujette aux démangeaisons et aux sensations d’inconfort.

    De plus, le port de certaines matières comme la laine ou des vêtements synthétiques, souvent irritants, mais aussi des gestes du quotidien mal adaptés (douches longues et chaudes qui décapent le film hydrolipidique) fragilisent davantage la peau.

    Vous l’aurez compris, l’hiver est donc une saison favorable à des poussées d’eczéma plus sévères et plus fréquentes.

    Adapter sa routine de soins en hiver

    • En hiver, troquez votre soin hydratant pour une texture plus riche, comme des baumes ou des crèmes émollientes plus nourrissants, qui laissent un film protecteur.
    • Sous la douche, veillez à utiliser une eau tiède, surtout pas trop chaude, pour ne pas décaper davantage le film hydrolipidique de la peau.
    • Après le lavage, séchez délicatement votre peau par tapotements, et appliquez un émollient sur une peau encore légèrement humide, pour optimiser l’hydratation.
  • Dermatite atopique au printemps

    Le printemps n’est pas forcément un moment de répit pour la peau atopique. Les beaux jours s’accompagnent du retour d’allergènes aériens : pollen, graminées, poussières… Ces particules, invisibles mais redoutées, pénètrent facilement la barrière cutanée affaiblie des peaux sujettes à l’eczéma et provoquent des réactions inflammatoires. Résultat : les rougeurs, les démangeaisons et l’apparition de plaques peuvent s’intensifier.

    Pour les personnes ayant une double sensibilité respiratoire et cutanée, le printemps peut devenir une saison particulièrement inconfortable.

    Adapter sa routine de soins au printemps

    • Au printemps, il est conseillé d’alléger votre routine de soin, tout en maintenant une bonne hydratation. Des textures plus fluides sont mieux adaptées à cette saison.
    • Il est recommandé de se laver régulièrement le visage et les cheveux pour éliminer les pollens et autres allergènes de l’air ambiant.
    • A noter : l’utilisation de certains antihistaminiques topiques peut assécher la peau.
  • Dermatite atopique en été

    En été, la chaleur entre en jeu. Et bien que naturelle, la transpiration devient problématique. En macérant dans les plis de la peau (coudes, genoux), la transpiration irrite les zones sensibles et favorise l’apparition de boutons et de plaques d’eczéma.

    Les baignades en piscine riches en chlore, ou les bains de mer, très salés, fragilisent également la peau.
    De quoi augmenter les démangeaisons et les envies de grattage, avec le risque de lésions ou même de surinfections bactériennes.

    Adapter sa routine de soins en été

    • En été, la chaleur et la transpiration appellent à poursuivre l’application de soins légers, non gras, mais toujours apaisants.
    • Après des moments de forte transpiration, il est recommandé de prendre des douches tièdes et de sécher la peau en douceur.
    • Enfin, n’oubliez pas d’appliquer une protection solaire : privilégiez un soin solaire haute tolérance, sans parfum ni alcool, pour protéger sans irriter.
  • Dermatite atopique en automne

    Enfin, l’automne ! Une période de transition plutôt agréable pour la peau atopique. La baisse des températures et une humidité généralement modérée redonnent un peu de confort aux personnes atteintes d’eczéma. Les poussées et manifestations sont généralement moins fréquentes et moins intenses.

    Adapter sa routine de soins en automne

    À l’automne, il faut préparer le retour du froid. Pour cela, revenez progressivement, avec le refroidissement des températures, à des textures plus riches et plus réparatrices.

Les autres pratiques du quotidien qui feront du bien à votre peau atopique

Vivre avec une dermatite atopique, c’est apprendre à prendre soin de sa peau, mais aussi prendre soin de soi de manière holistique. Car équilibre émotionnel et habitudes de vie sont importants dans la gestion des poussées d’eczéma.

  • Réduire le stress et son impact : le stress est un facteur aggravant de la dermatite atopique. Intégrer des pratiques de relaxation comme la sophrologie, la méditation, le yoga peut aider à apaiser l’esprit et la peau.
  • Les bons vêtements : amples, en coton ou matières naturelles pour limiter les frottements et la transpiration.
  • Une alimentation anti-inflammatoire : avec des poissons gras riches en oméga-3, des fruits et des légumes colorés riches en antioxydants, des oléagineux, des légumineuses… À éviter : alcool, plats épicés ou ultra-transformés.
  • Un soutien psychologique : si vous en ressentez le besoin, faites appel à un spécialiste qui saura vous écouter. Expliquer la maladie à ses proches est également important pour vous permettre de vous sentir mieux compris.

Il existe des associations dédiées à la dermatite atopique, comme l’Association Française de l’Eczéma. Auprès d’elle, vous pourrez trouver conseils et soutien. Notre gamme de soin visage et corps DA PROTECT a été testée et approuvée par cette association.

La dermatite atopique évolue au fil des saisons. Et chaque période de l’année apporte son lot de défis aux peaux atopiques : le froid de l’hiver, les allergènes du printemps, la chaleur de l’été... Pourtant, en adaptant votre routine à ces variations, il est possible d’apaiser votre peau et trouver plus de confort jour après jour.

Ainsi, une routine saisonnière bien pensée vous aidera à anticiper les poussées, mieux les vivre, et préserver l’équilibre de votre peau. De quoi également améliorer votre bien-être global.

L’expertise dermatologique Topicrem au service des peaux sensibles

Les formules TOPICREM ont toutes été conçues dans le but d’apporter une hydratation protectrice et préserver la barrière cutanée des peaux sensibles de toute la famille.

Pour cela, notre laboratoire s’appuie sur son expertise issue de l’excellence pharmaceutique :

  • Sélection d’ingrédients haute tolérance à l’efficacité prouvée,
  • Développement de formules cliniquement testées sur peaux sensibles,
  • Efficacité démontrée par la science et approuvée par les consommateurs.

Par le confort et le bien-être émotionnel qu’ils procurent, nos soins vous aident à vous sentir en confiance avec votre peau et avec vous-même, à mieux vous révéler aux autres, et ainsi à profiter pleinement de chaque moment de la vie.

FAQ – Dermatite atopique et saisons

Pourquoi la dermatite atopique varie-t-elle selon les saisons ?

La dermatite atopique est sensible aux variations climatiques. Le froid, la chaleur, l’humidité ou les allergènes fragilisent la barrière cutanée et favorisent l’inflammation. Adapter sa routine avec des soins émollients adaptés, comme ceux proposés par TOPICREM, aide à limiter les poussées saisonnières.

Quels soins privilégier en hiver pour une peau atopique ?

En hiver, il est conseillé d’utiliser des soins émollients plus riches afin de compenser la sécheresse cutanée. Des produits nettoyants doux et des crèmes relipidantes, comme ceux de la gamme TOPICREM, appliqués quotidiennement, aident à protéger la peau et réduire les démangeaisons.

Comment adapter sa routine de soins au printemps et en été ?

Au printemps et en été, la routine peut être allégée avec des textures plus fluides tout en conservant une hydratation régulière. L’utilisation de soins haute tolérance TOPICREM, associés à une protection solaire adaptée, permet de préserver le confort des peaux atopiques.

Quels gestes du quotidien aident à prévenir les poussées d’eczéma ?

Un nettoyage sans savon, une hydratation quotidienne avec des soins adaptés comme ceux de TOPICREM, le port de vêtements en matières naturelles et l’évitement des produits irritants contribuent à renforcer la barrière cutanée et à espacer les poussées.

Quand faut-il consulter un professionnel pour une dermatite atopique ?

Une consultation est recommandée lorsque les symptômes persistent ou impactent la qualité de vie. En complément d’un suivi médical, l’utilisation régulière de soins dermo-cosmétiques adaptés, tels que les produits Topicrem, participe à une meilleure prise en charge au quotidien.

Références bibliographiques :

¹Weidinger, S., & Novak, N. (2016). Atopic dermatitis. Lancet (London, England), 387(10023), 1109‐ 1122. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(15)00149-X)

²Misery L, Ständer S, Szepietowski JC, Reich A, Wallengren J, Evers AW, et al. Definition of sensitive skin: an expert position paper from the special interest group on sensitive skin of the IFSI (International Forum for the Study of Itch) Acta Derm Venereol. 2017;97:4-6.

³Dermato-Info.fr (site d’information de la Société Française de Dermatologie). L’urticaire.

⁴Dharmage, S. C., Lowe, A. J., Matheson, M. C., Burgess, J. A., Allen, K. J., & Abramson, M. J. (2014). Atopic dermatitis and the atopic march revisited. Allergy, 69(1), 17‐27. https://doi.org/10.1111/all.12268